21/06/18 - 20:26 pm


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Sans relâche de Isabelle Morot-Sir


   

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Sans relâche

Aujourd’hui

Un frisson imperceptible agitait les houpiers des érables embrasés par la saison, effleurant les cimes flexibles des mélèzes. Le souffle frôla la surface étale du lac, faisant naître d’imperceptibles vaguelettes qui allèrent en clapotant sur la rive en galets, heurtant dans le même élan un vieux ponton en bois dont les planches grincèrent en mille protestations douloureuses.
Des feuilles s’étalaient en tapis éclatants, parsemant le toit moussu d’une rude maison en fuste. C’était là plus une cabane, blottie en animal têtu contre le flanc arrondi d’une colline, qu’une réelle demeure. Du moins, pas ce qu’on pouvait en attendre actuellement !
Toutefois, un mince filet de fumée s’élevait en panache de la cheminée faite dans ces lourds galets apportés par le lac. Le souffle l’emmenait en tourbillons, dispersant son odeur de bois et de résine au-dessus de la forêt. À des dizaines de milles de là, un ours se redressa, éternua, avant de se remettre à grignoter un massif de mûres tardives. Il était plus que temps pour lui de partir hiberner, il le savait, mais comment résister à ces dernières douceurs ?
Dans la cabane-maison, une voix s’éleva accompagnée du raclement caractéristique d’une porte qui s’ouvre. Un écureuil au pelage argenté se figea, les joues gonflées des pignons qu’il récoltait sur le vénérable sapin jouxtant l’habitation. La porte fut rabattue avec brutalité, tandis qu’une masse confuse de poils gris, roux et blanc soutenue par de nombreuses pattes, s’élança en jappant. Une jeune femme aux cheveux châtain clair, vaguement ramenés en queue de cheval, considéra la joie de ses compagnons avec un court sourire, tout en lançant :
—   Ne partez pas trop loin les gars !
C’était bien inutile ...


L'intégralité de la nouvelle : ICI