16/08/22 - 20:53 pm


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Auteur Sujet: Elles : Le chemin des révélations de Marie Barrillon  (Lu 1642 fois)

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Elles : Le chemin des révélations de Marie Barrillon


   


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"Les personnages et les situations de ce roman étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite."



« La douleur, c'est comme un corps étranger. On finit par fabriquer une coque, pour ne plus la sentir. »
Grégoire Delacourt
(On ne voyait que le bonheur)

« Si on ne peut atteindre la perfection, on peut aspirer à devenir meilleur, en phase avec les autres et soi-même. »
Nikos Aliagas
(Ce que j’aimerais te dire)

« Si ce que tu éprouves pour l’autre n’est pas teinté de la certitude du cœur, alors passe ton chemin et garde une distance pour te protéger. Tu as le droit de te tromper, mais essaie de ne jamais te mentir. »
Nikos Aliagas
(Ce que j’aimerais te dire)
 

 
Chapitre I


Je m'appelle Jayny. On peut se demander où mes parents ont bien pu trouver un tel prénom, si tant est que c’en soit bien un. Parce que je ne l'ai jamais vu écrit nulle part ailleurs que sur mon extrait de naissance. Aucun ouvrage sur le sujet ni aucun autre livre ne le recense ou alors écrit sous une forme différente. Mais, sous celle-ci, rien, nada ! À moins que ce soit anglais ou américain ! Et pourquoi pas sénégalais, tant qu’on y est !

Qu'est-ce que cela pouvait bien dire pour eux ? pensa-t-elle, ironique. Ça, je ne le saurai jamais, parce qu'ils ne sont plus là pour me l’expliquer. Il y a longtemps qu'ils ont déserté ma vie. Ou peut-être est-ce moi qui les ai expatriés de celle-ci. Le résultat est le même au final ! Ils m’ont oubliée à la vitesse de la lumière, grosso modo 300 000 K/S, soit en réalité 299 792 458 M/S. Vraisemblablement même plus rapidement encore, enfin si cela avait pu être possible, c’est sûrement ce qu’ils auraient fait. Née pour être oubliée par ses propres géniteurs, est-ce vraiment concevable ?

En définitive, même si la finalité est la même, ça ne répond pas à mes nombreuses interrogations. Depuis, ils ont décidé d’un commun accord de quitter cette terre sans un mot à mon intention, sans un regard vers moi. Tout au plus une pensée, mais ça non plus je ne le saurai jamais. Je ne devais pas être assez bien pour eux. En tout cas, il est vrai que je ne leur ressemblais pas, et cela dans tous les sens du terme. Pas un iota de ressemblance, il me semble. Je suis la seule enfant qu’ils aient mise au monde, là aussi je ne pourrais dire pourquoi. Ça fait beaucoup de lacunes tout ça !

Beaucoup d’ombres et de trous noirs aussi ! Ils sont décédés depuis quelques semaines et je n’ai ressenti qu’un tout petit pincement au cœur à ce moment, à défaut d’une grande peine. Une courte contraction certes, mais pas un véritable chagrin, je crois. Peut-être est-ce parce qu’ils ne m’ont jamais montré que je pouvais avoir une incontestable importance pour eux ou tout au moins que je pouvais compter un tout petit peu parmi les battements de leur cœur sur l’échelle desquels je ne parvenais pas à trouver une place. Ma place ! Mon existence n’avait pas d’espace dans leur vie, je ne les dérangeais pas non plus au demeurant, ayant appris assez tôt à prendre mes distances et à me débrouiller sans eux. En définitive, je me rends compte que je ne les connaissais pas plus que ça, ils étaient mes géniteurs et cela s’arrêtait là. Je ne connais rien de mes origines, ni rien de leur vie et de leurs habitudes. Je ne sais même pas quel genre d’existence ils pouvaient mener, ces dernières années surtout. Ce qu’ils m’ont légué me laisse dans la perplexité la plus absolue, l’étonnement le plus complet et la surprise la plus totale… un poil dubitative aussi, mais en même temps m’informe un tout petit peu sur leur niveau de vie. C’est déjà mieux que rien !

Eh puis, hein… j’ai parfaitement le droit de me demander ce que cela pouvait bien cacher. Parce qu’en faisant preuve d’un minimum de réflexion, tout ça paraît très étrange ! On sait bien que quand l’un peut faire le bien au regard de tous sans la moindre cachoterie, l’autre peut prendre un malin plaisir à faire le mal en détricotant à son insu, et à la dérobée d’autrui, ce qui a été patiemment réalisé par le premier ! Alors, quel truc tordu ont-ils jeté dans la mare – sous-entendons ma vie – en souvenir ?

Plusieurs appartements, dans différentes villes. L’un est loué tout au long de l’année, et depuis longtemps, à des gens que je ne connais pas non plus, évidemment. Deux autres, en bord de mer, sont loués de manière saisonnière en périodes de vacances, été comme hiver, à des tarifs exorbitants. Et le dernier, à Paris, dans lequel mes parents vivaient.

Le notaire a bien lu le détail de l’héritage me concernant, mais je n’ai pas écouté vraiment. En fait, je me suis arrêtée aux quatre appartements. Pour le reste, je n’ai entendu que quelques bribes et quelques chiffres, certes assez gros, mais je ne les ai pas retenus. Mon cerveau a bugué, figé parmi les mots, comme si soudainement une pause lui était nécessaire pour ne pas tout faire sauter ! Je me suis alors évadée dans mon imaginaire comme souvent lorsque je me sens dépassée ou pas vraiment intéressée. Là, dans le cas présent, je n’étais pas intéressée au début de l’entretien et très vite je me suis sentie dépassée, c’est rien de le dire !

Peut-être était-ce une façon de ne pas céder au pincement que je sentais monter en moi de manière incontrôlable. Un pincement multidirectionnel, ouvrant des persiennes du cœur restées closes trop longtemps… peut-être. Une fois encore, je ne saurais le dire. Je réalise que lorsqu’on croit, ou que l’on se persuade, que l’on ne peut plus rien ressentir pour certaines personnes, on s’aperçoit dans un tel moment que l’on n’avait fait que de se mentir. Les sentiments, les émotions et l’amour de jadis sont enfouis, là, quelque part où l’entrée est inaccessible, y compris à soi-même. Si bien qu’à l’instant où l’on ne s’y attend pas, un évènement fait tout remonter à la surface de l’être dans une royale explosion intérieure que l’on est finalement incapable de contrôler et encore moins de maîtriser.

À plusieurs reprises, le notaire m’a rappelée à l’ordre. Il avait bien remarqué de ses petits yeux acides que je n’étais pas vraiment là. Alors, je l’apaisais d’un petit sourire dans le genre un peu timide. Il avait cru bon de me dire qu’il comprenait ma douleur, mais que je devais rester concentrée et tenter de contrôler mes émotions. Bah, voyons ! Il comprenait surtout la commission qui allait gonfler son compte en banque. Vu ce qu’il se mettrait dans la poche en passant, il fallait bien qu’il justifie un tant soit peu son travail et le temps qu’il se devait de m’accorder ! Le monde est peuplé de requins d’apparence plus humaine qu’humaine ! De ces requins qui ont vite appris à bien se placer pour engranger de gros profits à moindres efforts. Je suis une vilaine médisante, parfois ! Mais, toujours avec une bonne dose de réalisme !

Jayny était ressortie de chez le notaire avec une tonne de papiers, des documents en tout genre, des documents importants avait dit le Monsieur en costume de clown, et de toutes les clés de tous ces lieux inconnus pour elle. Elle avait aussi toutes les directives à suivre concernant les locations en cours et à venir, car des réservations étaient prévues et il lui faudrait faire face à ces obligations en nouvelle propriétaire qu’elle était à présent. Elle avait également le total de l’argent qui désormais lui appartenait, de l’argent à ne savoir qu’en faire, pour l’instant. Comment allait-elle gérer et concilier tout cela en plus de son boulot ? Elle préféra pour le moment éluder cette question qui ne l’intéressait pas plus que cela, tout comme le reste, d’ailleurs. « Mais, comment s’intéresser à quelque chose qui ne vous intéresse pas plus que cela, hein ? C’est ballot quand même ça, non ? » s’interrogea-t-elle. Elle ne pourrait même pas faire semblant. Elle avait sauté à pieds joints, comme on l’avait poussée, comme on saute dans une mare, dans cet univers qui ne lui ressemblait absolument pas et dont elle se sentait tellement étrangère. Elle devrait faire face, bon gré mal gré.

Elle n’avait pas envie de se poser des questions ni de réfléchir. Elle se sentait perdue, engloutie dans cette bulle inconnue. Ensevelie dans une atmosphère qui n’était pas la sienne. Elle venait de passer un temps qui lui avait paru une éternité dans le bureau trop luxueux du notaire encombré de miroirs, vitres et dorures diverses. La luxure se reniflait à chaque centimètre carré de cette pièce beaucoup trop bling-bling pour être honnête. Peut-être que tous les notaires n’étaient pas comme celui-ci, toutefois il fallait reconnaître qu’elle était tombée sur un sacré numéro avec toute l’envergure nécessaire pour la mettre mal à l’aise. Maintenant, elle voulait respirer et penser à autre chose, à sa vie à elle. Parce que, à force de passer à côté de sa vie, on en oublie de vivre. À force de douleurs répétées, on perd l’habitude de sourire. À force de coups bas reçus, on en égare nos rires. Sa petite vie de travailleuse, comme une fourmi, allait s’en trouver fortement perturbée. Elle réalisa donc assez vite que sa vie serait désormais bien différente, en totale opposition avec celle qu’elle menait ces dernières années. La seule qu’elle connaissait. Pas vraiment évident à accepter comme changement, pas vraiment facile d’y croire également. Elle avait décidé de rentrer chez elle pour se reposer. Quand on vous annonce des chiffres faramineux alors que vous avez toujours tiré la corde pour joindre les deux bouts et tenter de remplir au minimum votre assiette au moins une fois par jour sans pour autant y parvenir à chaque fois, ça a de quoi vous secouer la panse et vous dresser les cheveux sur la tête pour un moment. Et qui plus est quand ça vient de vos parents perdus de vue depuis belle lurette, la panse retournée et le poil dressé, c’est pour l’éternité. Jayny n’avait pas dormi la nuit précédente, perturbée par ce rendez-vous. Elle était épuisée. Trop d’informations s’étaient heurtées dans son cerveau où tout s’en trouvait mélangé sans ménagement. Chamboulée comme un terrain de jeu malmené innocemment par une équipe de mômes sans foi ni loi. Un véritable terrain de manœuvre, quoi !

À son réveil, Jayny ne savait pas à quel morceau de sa vie se connecter, elle se sentait littéralement perdue. Alors, elle prit la décision de partir. Partir par le premier train. Partir au bout du monde. Partir pour trouver des dauphins plutôt que des requins. Partir pour oublier plutôt que de trop se souvenir. Partir pour dormir enfin, plutôt que de somnoler d’un œil. Enfin… partir loin, autant que possible ! Mais, loin c’est parfois tout près ou encore trop près. Partir c’est aussi penser au retour. Elle ne voulait plus penser à rien !
 
 
Chapitre II


Elle a une minute trente, pas une seconde de plus pour grimper dans le train. Jayny court aussi vite qu’elle le peut et commence à douter de ses capacités de rapidité. Elle n’a jamais été très bonne en sport, certes, mais enfin, cinquante mètres ce n’est tout de même pas la mer à boire et encore moins le bout du monde. Elle s’engouffre dans le premier wagon à la dernière seconde lorsque la sonnerie de fermeture des portes retentit. Elle est dégoulinante de sueur et pense que ce n’est pas très malin par ce froid matinal. L’hiver a décidé d’empiéter sur l’espace-temps du printemps. Il ne veut pas céder la place ni au soleil ni à la douceur, rendant ainsi les jours gris et moroses comme si la vie n’était pas assez capricieuse pour l’être toute seule sans avoir son concours. Plus rien n’est à sa place. Plus rien ne respecte sa place ! Elle parcourt le wagon à la recherche d’un siège disponible. Elle n’a pas réservé et n’a même pas de billet. Une petite voix intérieure la serine en lui rappelant continuellement que c’est franchement malhonnête. Elle le sait bien, mais elle n’était pas en avance et elle ne voulait surtout pas rater ce train-là.

Dans le second wagon, elle trouve une place dont le siège semble libre, espérant que cette place n’a pas été réservée. Elle enfonce son sac dans le support à bagages au-dessus du siège et s'installe faussement nonchalante. Elle se dit que maintenant elle peut souffler au moins cinq minutes. La tête appuyée contre la vitre, elle se met à réfléchir à ce qu’elle allait bien pouvoir inventer pour éviter l’amende lorsque le contrôleur allait lui demander son titre de transport. Dans ces trains-là, il y a toujours des contrôleurs. Elle n’avait pas envie de se creuser. Elle verrait le moment venu. Dans l’immédiat, elle regarde le paysage qui change à mesure que le train s’éloigne de la ville. Une question incongrue lui chatouille tout de même les neurones. Rien d’existentiel, mais… Combien de fessiers, discrets ou non, propres ou pas, gros ou menus, s’étaient posés sur le siège qu’elle avait choisi pour y installer son propre postérieur. Rien de très passionnant, mais…

Durant un peu plus de quatre heures trente, les paysages allaient se succéder, certains très beaux, d’autres très laids. Quatre heures trente qu’elle allait employer à réfléchir, à penser, à se demander ce qu’elle faisait dans ce train, et si ç’avait été une idée judicieuse de partir brusquement sans entamer la moindre réflexion. En se levant ce matin, un quart de seconde lui avait suffi pour plier bagage. Un quart de seconde sans se poser de questions, comme une évidence indiscutable. Un sac, quelques changes et rien de plus. Même son téléphone portable, elle avait bien failli l’oublier, ce qui n’aurait pas été un manque en soi, pense-t-elle à ce propos. Elle avait mal dormi, mal rêvé et finalement, elle s’était mal réveillée. Les évènements de la veille l’avaient remuée dans tous les sens. Plus qu’elle n’aurait pu l’imaginer. Plus qu’elle ne l’aurait souhaité.

Ma vie ressemble à un terrain de manœuvres, pratiquement une copie conforme. Un désert de ruines. Un champ de bataille à perte d'années. Le sang de mes veines, c'est la sève de la terreur et de la rage, les globules de la haine et de l'incompréhension. Cela fait trop longtemps que je rode dans les ruines d'une vie que je ne veux pas, et que je n’ai jamais souhaitée par ailleurs. Chaque bonheur, même le plus petit, s'efface par un malheur inattendu ou par quelque malentendu imprévisible.

Je n’ai jamais compris à quoi cela rime. Je ne me sens à peu près bien que lorsque je suis seule parce que, dans ces moments-là, il n’y a personne pour m’inciser davantage. Personne pour me bousculer ou me brutaliser un peu plus. Personne pour incruster le mal dans mon cœur usé, désabusé. Même si le vide est parfois insoutenable, il est en tout cas plus supportable que tout le reste. L’important n’étant plus d’être heureuse, mais au contraire de commencer par ne plus être malheureuse. Ça, c’est déjà du boulot à temps plein !

Ma carapace s’est épaissie au fil des années à force de chercher la beauté dans les cœurs, seulement ces derniers temps, je la sens s’effriter à divers endroits. Je ne veux pas que mon intérieur profond soit envahi, abimé, sali, c’est tout ce qui me reste de bon. Et peut-être même de bien. C’est tout ce qu’il me reste pour me raccrocher. Alors, préservation vaut mieux qu’imprudence !

J’ai peur de tout. J’ai mal de tout. Je suis en souffrance de tout. Un mètre soixante-dix de souffrances. Cinquante-cinq kilos de larmes. Les veines sclérosées de douleurs multipliées. Un fardeau invisible, mais qui devient un poids intolérable. Vingt-quatre ans à garder et regarder des douleurs qu’il faut taire à défaut de parvenir à les esquiver.

Vingt-quatre ans à accumuler les brutalités en faisant de faux sourires, trop souvent pour masquer le mal et le mal-être. Faire semblant pour se cacher derrière le rideau invisible de l’espoir pour en appeler à la venue de jours meilleurs. Et la honte qui englobe tout ce fatras. La honte, c’est tellement difficile de vivre avec elle. Elle s’incruste, s’insinue, partout. Difficile d’accepter le partage d’une vie avec elle et parvenir à faire bon ménage. Parce qu’elle, elle veut tout le terrain, cette garce ! Elle s’accapare l’espace et prend ses aises en égoïste. Elle ne se contente pas d’un petit lopin. Non, non, non, elle veut tout et elle prend tout, sans même en faire la demande. Là aussi, sans même négocier. C’est une bataille de tous les instants, surtout lorsqu’elle émane d’une injustice impunie.

Depuis longtemps, je vis des envies de mourir qui reviennent périodiquement. Mais, n’est-ce pas trop facile… la fuite ? En finir pour que tout s’arrête au lieu de combattre me semble un geste tellement désespéré, tout en étant lâche et courageux à la fois. Ça s’en va, ça revient. Ça s’en va, ça revient encore. Tout le temps. Je voulais des enfants plus que tout au monde et ça, ce n’est pas compliqué à comprendre. Je me disais toujours qu’avec eux, j’aurais du bonheur. Qu’ils seraient le moteur qui teinterait les jours de couleurs d’arc-en-ciel. Qu’avec eux au moins, la noirceur ne pourrait plus exister parce qu’elle serait recouverte à chaque minute par les teintes de la gaieté absolue et infinie, de l’amour inconditionnel. Cela aurait pu être le cas, malheureusement ça ne l’est pas. C’est grâce à ce désir que je suis toujours là, à marcher sur mes décombres.

Il n’y a que ce désir de procréer qui parvient à remettre mon moteur en route et mon cœur à zéro. Il n’y a que lui qui m’empêche de fuir. C’est grâce à lui que je me lève le matin. Grâce à lui encore que j’arrive à sourire et que je ne m’éteins pas ou pas complètement. S’ils savaient ces bébés, non encore nés, combien ils sont indispensables à mon existence ! À ma survie. Combien j’ai besoin de penser à eux ! Combien j’ai besoin de leur kérosène invisible ! Je ne me sens pas responsable, mais obligée de continuer à être là pour eux. On pourrait penser que c’est idiot un tel raisonnement, pourtant pas tant que cela finalement.

Certains se raccrochent à la religion, d’autres à leurs proches… Moi, je me raccroche à ces bébés non encore nés, parce que déçue, il y a longtemps que j’ai perdu la foi. Elle ne m’a jamais vraiment aidée ni suivie. Quant aux proches… ben… y en a pas, hein ! Chacun fait comme il peut plus que comme il veut, alors aucune raison que ce soit différent pour moi. La vie n’offre pas toujours trente-six options ni même les meilleures. Pour certains, la vie est un parcours du combattant où leur place se trouve indubitablement la première… mais, en partant de la fin.
"J'ai décidé d'être heureux parce que c'est bon pour la santé" (Voltaire)

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